Vous êtes ici : Accueil > Éditions précédentes > Concours 2016 > Les solutions des énigmes du concours 2016 > Solutions des énigmes du concours 2016
Publié : 4 avril 2016

Solutions des énigmes du concours 2016

Première énigme – Un mystère littéraire...

1 – Les deux héros se nomment Bernard de Mauprat et Edmée de Mauprat. Au début du roman, Bernard de Mauprat vit avec ses oncles dans le château de la Roche-Mauprat et Edmée de Mauprat vit dans le château de Sainte-Sévère, chez son père, le chevalier Hubert de Mauprat.

2 – La dédicace est au nom de Gustave Papet.

3 – C’est la Vallée noire, région inventée par George Sand dans lequel se situe l’action de ses romans champêtres. Elle la décrit ainsi dans son livre intitulé La Vallée noire :
« Mais puisqu’on veut que la Vallée-Noire n’existe que dans ma cervelle, je prétends prouver qu’elle existe, distincte de toutes les régions environnantes, et qu’elle méritait un nom propre.
Elle fait partie de l’arrondissement de La Châtre ; mais cet arrondissement s’étend plus loin, vers Eguzon et l’ancienne Marche. Là, le pays change tellement d’aspect, que c’est bien réellement un autre pays, une autre nature. La Vallée-Noire s’arrête par là à Cluis. De cette hauteur on plonge sur deux versants bien différents. L’un sombre de végétation, fertile, profond et vaste, c’est la Vallée-Noire : l’autre maigre, ondulé, semé d’étangs, de bruyères et de bois de châtaigniers.
Du côté de Cluis, toutes les hauteurs sont boisées, c’est ce qui donne à nos lointains cette belle couleur bleue qui devient violette et quasi noire dans les jours orageux. 
Dans les pays à grands accidents, comme les montagnes élevées, la nature est orgueilleuse et semble dédaigner les regards, comme ces fières beautés qui sont certaines de les attirer toujours.
Dans d’autres contrées moins grandioses, elle se fait coquette dans les détails, et inspire des passions au paysagiste. Mais elle n’est ni farouche ni prévenante dans la Vallée-Noire elle est tranquille, sereine, et muette sous un sourire de bonté mystérieuse. Si l’on comprend bien sa physionomie, on peut être sûr que l’on connaît le caractère de ses habitants. C’est une nature qui ne se farde en rien et qui s’ignore elle-même. Il n’y a pas là d’exubérance irréfléchie, mais une fécondité patiente et inépuisable. Point de luxe, et pourtant la richesse ; aucun détail qui mérite de fixer l’attention, mais un vaste ensemble dont l’harmonie vous pénètre peu à peu, et fait entrer dans l’âme le sentiment du repos. Enfin on peut dire de cette nature qu’elle possède une aménité grave, une majesté forte et douce, et qu’elle semble dire à l’étranger qui la contemple : « Regarde-moi si tu veux, peu m’importe. Si tu passes, bon voyage ; si tu restes, tant mieux pour toi. »

4 – Les deux régions de la Vallée noire sont la Varenne (au sud) et le Fromental (au nord). Le château de la Roche-Mauprat se trouve dans la Varenne.

5 – Patience est un « philosophe rustique », qui vit dans la tour Gazeau.

6 – Une lieue est une mesure de distance au temps de George Sand ; elle est variable selon les régions françaises. Dans le Berry, une lieue équivaut à 3,885 km.

7 – La Roche-Mauprat se situe dans la Vallée noire, dans la partie dénommée la Varenne. Elle est située à 3 lieues de la tour Gazeau (soit environ 12 km aujourd’hui), dans la direction du nord-ouest (direction indiquée par l’indice 4 : Bernard de Mauprat part de Sainte-Sévère et doit aller dans la direction de la tour Gazeau, c’est-à-dire dans la direction ouest-nord-ouest ; il voit le soleil se coucher dans la même direction lorsqu’il arrive à La Roche Mauprat). Il s’agit du château de Rochefolle, seul site à remplir toutes ces conditions.


Deuxième énigme – Un étrange objet dans un drôle de bocal...

1 – Il s’agit d’un loup, appelé la « bête de Tendu-Mosnay », ainsi désigné parce qu’il a parcouru ces deux communes de l’Indre le 17 juillet 1878.

2 - Plus de cinquante animaux (six bœufs, cinq génisses, une trentaine de moutons, six chèvres, sept chiens, une truie) ont été attaqués par le loup ; sept personnes ont été mutilées : les trois plus grièvement atteintes succombent de la rage après d’atroces souffrances.

3 – Trois personnes sont mortes de la rage que le loup enragé leur a transmis. Elles auraient pu être sauvées quelques années plus tard : en effet, en 1880, Louis Pasteur commence ses recherches contre la rage et, en 1885, a lieu la première vaccination (vaccination d’un enfant de 9 ans, Joseph Meister).

4 – Il s’agit du pouce de la main gauche d’Henri Bertaud (ou Berlot) : Le nommé Berlaud (Henri), âgé de 54 ans, demeurant aux Essay, commune de Mosnay, sur notre invitation nous a déclaré ce qui suit : « Aujourd’hui vers 5h ½ du soir, je moissonnais dans un champ qui se trouve limitrophe de la forêt de Mosnay d’où un loup de forte taille est sorti pour se jeter sur moi, je me suis défendu de mon mieux. J’ai lutté avec cet animal pendant un laps de temps de vingt minutes environ, dans cette lutte il m’a coupé le pouce de la main gauche, arraché les deux tiers de l’oreille droite et mordu différentes parties du corps et ensuite il s’est retiré dans la forêt d’où il venait de sortir. »
Son propriétaire est malheureusement mort de la rage transmise par le loup.

5 – Il s’agit de Raymond Rollinat, naturaliste à Argenton, qui l’avait reçu de M. Fillay, vétérinaire à Châteauroux, qui fit l’autopsie du loup et trouva dans son estomac le pouce et un morceau d’oreille du malheureux Bertaud.

6 – Cet objet est aujourd’hui conservé au Museum d’histoire naturelle de Bourges avec le crâne du loup de Tendu-Mosnay.

7 – Le loup est tué vers 20h00 après avoir attaqué des moutons par Louis Foulatière (17 ans) près du lieu-dit La Tuilerie qui lui plonge une fourche dans le cou alors que le loup tenait un mouton ; il tint ainsi la bête en respect jusqu’à l’arrivée des secours qui ne tardent pas. Silvain Guilbaud, d’un coup de faux, ouvre le ventre du loup puis, arrachant une hache des mains de la mère du jeune Foulatière, lui broie la tête. Le jeune Foulatière reçut une médaille d’honneur pour son courage.


Troisième énigme – Une curiosité hydrologique...

1 – La Théols.

2 – 12 communes dans l’Indre : Ambrault, Bommiers, Brives, Condé, Diou, Issoudun, Meunet-Planches, Migny, Reuilly, Saint-Georges-sur-Arnon, Sainte-Lizaigne, Thizay
Une commune dans le Cher : Lazenay

3 – 42,3 km.

4 – Sur la commune de Bommiers.

5 – C’est une résurgence : les eaux, infiltrées dans des roches calcaires, après une circulation souterraine, ressurgissent à la surface sous forme d’une source très abondante (réapparition à l’air libre, sous forme de grosse source, de l’eau absorbée par des cavités souterraines).

6 – La Champagne est une région calcaire où les eaux s’infiltrent et circulent dans le sous-sol (karst).

7 – Les sources de la Théols sur les communes d’Ambrault et de Bommiers sont labellisés « espace naturel sensible ». 27 sites naturels sont labellisés « Espaces Naturels Sensibles » dans l’Indre. Le Département mène une politique active, depuis 1989, pour identifier, préserver les milieux naturels remarquables dans le département et permettre au public de les découvrir.L’action du Département se caractérise par le soutien financier aux communes, grâce à l’octroi de subventions pour réaliser les investissements nécessaires à l’acquisition et l’aménagement de ces sites naturels. Au quotidien, le Département apporte son appui technique aux communes, les conseille pour acquérir, aménager et entretenir ces Espaces Naturels Sensibles. Sur les 27 sites identifiés et labellisés aujourd’hui, 24 appartiennent aux communes sur lesquelles ils sont implantés. Le Département est, quant à lui, propriétaire de 2 sites. L’un au sein de la réserve naturelle nationale de Chérine, comprenant plusieurs étangs dont ceux de la Sous et Cistude, et l’autre, l’étang de Bellebouche situé sur la commune de Mézières-en-Brenne. Le dernier, la forêt de Châteauroux, est propriété de l’État.


Quatrième énigme – Un site archéologique méconnu...

1 – Le Pléistocène est la plus ancienne période géologique du Quaternaire et l’avant-dernière sur l’échelle des temps géologiques ; elle s’étend de 2,58 millions d’années à 11700 ans avant le présent. Il est divisé en trois parties : inférieur, moyen (ou Ionien), supérieur (ou Tarentien).
Le Pléistocène inférieur s’étend de 2,58 millions d’années à 781000 ans avant le présent et est divisé en deux étages géologiques :

  • Gélasien (2,58 à 1,80 Ma avant le présent) ;
  • Calabrien (1,80 Ma à 781 000 ans avant le présent). C’est l’époque du Paléolithique (Préhistoire).

2 – La Creuse.

3 – Ce sont des archéologues.

4 – Il s’agit du site de Pont-de-Lavaud sur la commune d’Eguzon-Chantôme.

5 – Il s’agit des vestiges de deux empierrements réalisés par des hommes du Paléolithique (homo erectus), avec des galets (visibles sur la photographie) ; des trous montrent l’existence de poteaux (grosses branches) calés par des pierres, poteaux qui devaient être recouverts de branchages (on a évoqué l’éventualité de peaux d’animaux reposant sur des branches, cf. la reconstitution de la cabane au musée d’Argentomagus à Saint-Marcel ; mais cette hypothèse apparaît aujourd’hui peu probable). Les hommes qui l’ont aménagé étaient des chasseurs du Paléolithique.

6 – Il s’agit probablement du campement de chasseurs paléolithiques qui devaient guetter le passage à gué des animaux qu’ils chassaient.

7 – A l’époque de son aménagement, le site était situé au bord de la Creuse où les chasseurs devaient guetter le passage à gué des animaux qu’ils chassaient. Depuis cette époque, la Creuse s’est profondément enfoncée par érosion dans sa vallée, ce qui explique que le site archéologique se trouve aujourd’hui à environ une centaine de mètres au-dessus de la rivière. Le site a été conservé dans une couche alluviale déposée à l’époque par la Creuse.

8 – L’homme qui s’est établi à Pont-de-Lavaud ne savait pas conserver ou reproduire le feu ; il s’y est installé il y a environ 1,1 million d’années. C’est actuellement le plus ancien site archéologique de plein air découvert en France et, sans doute, en Europe, dans un environnement fermé, de type forestier. La flore fossile de Pont-de-Lavaud n’a pas d’équivalent actuel en Europe occidentale. L’homme, à Pont-de-Lavaud, a vécu dans un paysage de forêt décidue caractéristique d’une phase interglaciaire. La végétation se compose de chênes, de noisetiers, de charmes et de tilleuls, indiquant une tendance climatique chaude avec d’importantes précipitations, si l’on se réfère à la présence du châtaignier et du noyer. Le caractère humide est renforcé par l’association de Carya, Pterocarya et Alnus. La flore fossile de Pont-de-Lavaud témoigne donc de la persistance des flores exotiques et de l’essor des mésophiles, caractéristiques des végétations qui se développaient en France à la fin du Pléistocène inférieur.


Cinquième énigme – Une étoile filante dans le ciel berrichon...

1 – Je suis Marie-Anne de Mailly-Nesle, marquise de la Tournelle, duchesse de Châteauroux (1717-1744).

2 – Il s’agit de Louis XV, surnommé « le Bien-Aimé », suite à une maladie en août 1744 à Metz. Je suis devenue sa favorite : entrée au service de la reine grâce à ma sœur Louise-Julie de Mailly-Nesle (alors favorite du roi) le 4 octobre 1742., poussée par le maréchal de Richelieu et Mme de Tencin, j’entrepris de devenir la favorite du roi ; celui-ci renvoya ma soeur aînée de la cour le 3 novembre 1942 et je devins maîtresse royale en titre en décembre 1742 ; je le suis restée jusqu’à ma mort le 8 décembre 1744 à Paris.

3 – Le roi m’attribua le titre de duchesse de Châteauroux le 20 octobre 1743 et me présenta à la cour le 24 octobre 1743 ; ce titre de duchesse me permettait de m’asseoir à la cour sur un tabouret en présence de la reine ou au souper du roi ; cette prérogative était réservée aux princesses du sang, aux duchesses et aux princesses étrangères.

4 – Au début de la guerre de Succession d’Autriche, Louis XV l’autorisa à le rejoindre dans les Flandres en juin 1744 puis le roi et son armée se rendirent à Metz. Là, le roi logea sa maîtresse dans une bâtisse proche de son palais. Pour faciliter les rencontres des deux amants, une galerie couverte fut édifiée entre les deux maisons au grand dam de la population messine qui voyait dans sa ville s’étaler publiquement l’adultère royal. En août, le roi tomba gravement malade à Metz. Proche de sa fin, il résolut de se repentir mais pour cela dut renvoyer sa maîtresse à Paris. La duchesse de Châteauroux quitta discrètement la ville et la fameuse galerie couverte fut démolie tandis que la reine et le dauphin Louis-Ferdinand accouraient en hâte à Metz et que le royaume se mettait en prière ; le roi fut contraint par l’évêque de Soissons, Monseigneur de Fitz-James, à un acte de contrition public. Il reçut cependant, au cours du Te-deum célébré en présence de la reine par le curé de Notre-Dame-de-Metz, le surnom de « Louis le Bien Aimé ». Néanmoins, après son retour à Versailles, le roi, qui avait mal vécu l’humiliation imposée par l’évêque de Soissons, l’exila, dès sa guérison, dans son diocèse où il devait mourir, et rappela la duchesse de Châteauroux à la cour et reprit leur liaison. Il songea également à confier à sa maîtresse la place lucrative et stratégique de surintendante de la maison de sa belle-fille, la future Dauphine.

5 – J’ai été à tort accusée d’avoir poussé Louis XV à s’engager dans la guerre de Succession d’Autriche (1741-1748)... mais la guerre a commencé bien avant que je ne sois devenue la favorite du roi (seulement en 1742).

6 – J’ai eu quatre soeurs :
Louis-Julie de Mailly-Nesle, comtesse de Mailly (1710-1751), épouse en 1726 son cousin Louis-Alexandre, Comte de Mailly. Elle devient maîtresse de Louis XVen 1733, favorite en 1736, et est supplantée en 1739 par sa sœur Pauline. Elle rentre en grâce en 1741, mais est renvoyée de la cour en 1742 à la demande de sa sœur Marie-Anne ;
Pauline-Félicité de Mailly-Nesle, comtesse de Vintimille (1712-1741), maîtresse de Louis XV. Elle épouse en 1739 Jean-Baptiste, Comte de Vintimille (1720-1777). ;
Diane-Adélaïde de Mailly-Nesle, duchesse de Lauraguais, maîtresse de Louis XV (1713-1760) ;
Hortense-Félicité de Mailly-Nesle, marquise de Flavacourt, née en 1713.
Seule, ma soeur Hortense-Félicité de Mailly-Nesle n’a pas été la maîtresse de Louis XV...

7 – Je n’ai été qu’une étoile filante dans le ciel berrichon car, faite duchesse de Châteauroux le 20 octobre 1743, je suis décédée le 8 décembre 1744. En effet, rappelée à la cour par Louis XV et ayant repris ma liaison avec lui, je mourus le 8 décembre 1744 d’une péritonite à l’âge de 27 ans ; ma mort parut susepcte à certains qui parlèrent, sans preuves, d’empoisonnement...

8 – L’artiste qui m’a représenté en 1740 comme l’étoile du matin est le peintre Jean-Marc Nattier (1685-1766) avec une étoile au-dessus de ma tête (peinture à l’huile sur toile, 81 cm x 96 cm, cf indice 1) ; « l’étoile du matin » est le surnom de la planète Vénus, Vénus étant, dans la mythologie gréco-romaine, la déesse de l’Amour. Ce portrait est aujourd’hui conservé au musée national des châteaux de Versailles et de Trianon (château de Versailles, appartement de Mme de Pompadour).


Sixième énigme – Une grande dame délaissée dans un petit village...

1 – Je suis Charlotte d’Albret, née en 1480 et décédée le 11 mars 1514 ; je suis la fille d’Alain d’Albret le Grand, seigneur d’Albret et duc de Guyenne, et de Françoise de Bretagne, vicomte de Limoges et comtesse de Périgord. Je suis la soeur de Jean III, roi de Navarre.

2 – J’ai épousé le 12 mai 1499 César Borgia, fils du pape Alexandre VI Borgia. J’en ai eu une fille, Louis Borgia, dite Louis de Valentinois (17 mai 1500-1553).

3 – Mon mari a peut-être servi de modèle au Prince, titre du célèbre traité politique écrit par Nicolas Machiavel entre septembre et décembre 1513, avec quelques ajouts ultérieurs, et publié en 1532, après la mort de son auteur (en 1527).

4 – Mon mariage avec César Borgia résulte en fait d’un marchandage entre le pape Alexandre VI et le roi de France Louis XII (1498-1515) : celui-ci désirait faire annuler par le pape son premier mariage avec Jeanne de France, fille de Louis XI, pour épouser Anne de Bretagne (veuve de son prédécesseur, le roi Charles VIII). Alexandre VI consentit à annuler le mariage ; en contrepartie, il obtint pour son fils César la main de Charlotte d’Albret, issue de la plus haute noblesse et soeur du roi de Navarre, dotée pour la circonstance du duché de Valentinois. Jeanne de France, qui s’était retirée à Bourges, est par la suite devenue une amie proche.

5 – Louis XII a ainsi pu épouser en 1499 Anne de Bretagne (1477-1514), veuve de Charles VIII (roi de 1483 à 1498). Ceci a permis le rattachement de la Bretagne au royaume de France.

6 – Quatre mois après notre mariage, mon mari César Borgia repartit pour l’Italie, participa à plusieurs guerres et fut tué en Espagne en 1507 sans que je l’ai jamais revu... Nous avons eu pourtant une fille, Louise. Je me suis alors rapprochée de Jeanne de France, réfugiée à Bourges et je suis alors venue m’installer dans le Berry : en 1504, j’y ai acheté les seigneuries de La Motte-Feuilly, Feusines et Néret (ainsi que celle de Châlus, dans le Limousin). À compter de cette date, j’ai habité dans le château de La Motte-Feuilly où j’ai fait réaliser de nombreux aménagements et j’y suis restée jusqu’à ma mort en 1514.

7 – Ma fille Louise Borgia, dite Louis de Valentinois (1500-1553) m’a fait élevé un magnifique mausolée en albâtre et marbre noir dans l’église de La Motte-Feuilly, par Martin Claustre, imagier du roi à Blois, en 1521.
Malheureusement, ce monument fut vandaliser en 1793, lors de la Révolution française, toutes les figurines étant décapités, les armoiries martelées et la statue cassée. En 1891, il fut classé monument historique et sa restauration fut entreprise :
la tombe en marbre noir disparue fut remplacée par un plateau de stuc sur lequel les morceaux de la statue d’albâtre ont été rapprochés et cimentés ; ;e carreau double sur lequel la tête repose a été refait en pierre ; les piliers à l’antique ont été rétablis ; les sept vertus qui entouraient le tombeau ont été replacées.

8 – Il s’agit de la Renaissance ont le château de La Motte-Feuilly et le mausolée de Charlotte d’Albret sont de très beaux exemples dans l’Indre, malheureusement méconnus.