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Publié : 22 avril 2014

L’ultime énigme - Solution

L’ultime énigme

NB - Cette question est prise en compte seulement pour départager les classes en cas d’égalité. Cependant, une absence de réponse (même inexacte) entraîne une pénalité.

À l’aide des réponses que vous avez apportées aux différentes énigmes, montrez en quelques lignes quelle a été la participation des habitants du département de l’Indre à la guerre de 1914-1918 et essayez d’expliquer pourquoi ils l’ont considérée comme la « Grande Guerre ».

La réponse

La Première Guerre mondiale a été considérée par les Français en général, par les habitants de l’Indre en particulier, comme la « Grande Guerre », pour diverses raisons, dont deux apparaissent comme essentielles :

  • d’une part, le nombre extraordinairement élevé des soldats français tués lors des combats (plus de 1,3 million de soldats français tués, soit une moyenne de près de 850 tués par jour !) ;
  • d’autre part, l’engagement de toute la population française dans l’effort de guerre pendant plus de quatre années.

Voici un exemple de réponse faite par une classe (collège Les Capucins de Châteauroux, 4e A), parmi bien d’autres souvent de grande qualité :

« Même si le territoire de l’Indre n’a pas été directement concerné par les combats, le département a, à l’image de l’ensemble du pays, largement contribué à l’effort de guerre. Ainsi, de nombreux Indriens, comme Louis Laurent, ont participé aux grandes batailles, comme celles de la Somme, de la Marne, de Verdun ou encore du chemin des Dames. Ils ont du affronter l’atrocité des combats avec les bombardements et le développement des armes chimiques, sans oublier des conditions de vie inhumaines dans les tranchées. Des centaines ont sacrifiés leur vie pour défendre la patrie qui, pour leur rendre hommage et saluer leur courage, a multiplié les monuments et plaques commémoratives. Ainsi, les habitants de Châteauroux ont rendu hommage à leurs proches disparus par l’édification d’un grand monument situé sur la place Lafayette.

Il n’y a pas que sur le front où les Indriens furent concernés par la guerre. A l’arrière, dans les villes, comme Châteauroux, les entreprises ont modifié leurs productions pour répondre aux besoins des armées. Ainsi, l’entreprise textile Balsan a fabriqué les draps nécessaires à la confection des uniformes, la manufacture des tabacs a fournis le « perlot » qui a apporté un peu de réconfort aux poilus. D’autres, comme la fonderie Hidien, ont abandonné leurs productions habituelles au profit de l’armement. Les populations arrières sont œuvré à l’effort de guerre comme les femmes, contraintes de prendre la place des hommes dans les usines et les champs, bientôt soutenus par les prisonniers de guerre allemands. Par milliers, ces femmes ont, comme Sidonie Pocquet, tenté de soulager les blessés en tant qu’infirmières de guerre dans de nombreux locaux publics transformés en hôpitaux de fortune comme l’abbaye de Fontgombault.

Enfin, de nombreux artistes de l’Indre ont par leurs œuvres immortalisés la guerre, comme le dessinateur Bernard Naudin, le sculpteur Ernest Nivet, sans oublier la photographe Jenny de Vasson. Ils ont permis de laisser une trace des horreurs et du quotidien des soldats aboutissant à la création dans la mémoire collective de l’image de la « Grande guerre » comme devant être « la der des ders ».