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Publié : 21 avril 2015

L’ultime énigme - Solution

À l’aide des réponses que vous avez apportées aux six énigmes précédentes, expliquez en quelques lignes comment, selon vous, les artistes peintres ont vu le département de l’Indre : qu’est-ce qui les a intéressés et qu’ont-ils représenté ? Quelle place ces peintres de l’Indre occupent-ils dans l’histoire de la peinture française au cours du XIXe siècle et au début du XXe siècle ?

Les énigmes permettent de montrer les aspects de l’Indre valorisés par les artistes pendant cette période :

  • l’importance de l’activité rurale dans le Berry, en particulier dans le sud de l’Indre avec notamment l’élevage (Vue d’une cour couverte par Jules Dupré, La Mare par Théodore Rousseau, La foire à Aigurande par Fernand Maillaud), mise en rapport bien sûr avec la littérature (George Sand et ses « romans champêtres », Maurice Rollinat) ;
  • l’attrait des paysages de la vallée de la Creuse pour les artistes (et les premiers touristes !) qui peuvent désormais venir y séjourner grâce au chemin de fer (vallée de la Creuse par Armand Guillaumin, vallée de la Gargilesse par Léon Detroy) ;
  • le développement du chemin de fer et des architectures qui y sont liées dans l’Indre comme dans le reste de la France (le viaduc de Chabenet dessiné par Isidore Meyer).
  • Elles permettent également d’aborder l’histoire des écoles artistiques qui se sont manifestées dans le département de l’Indre, histoire qui s’inscrit pleinement dans celle des mouvements artistiques picturaux du XIXe siècle et du début du XXe siècle :
    - la naissance du « pleinairisme » en peinture dans le sud de l’Indre dans les années 1830 avec notamment Jules Dupré et Théodore Rousseau - ce que certains appellent parfois « l’école du Fay », du nom du hameau de la commune de Parnac où ces artistes se retrouvaient ;
    - le développement de l’impressionnisme dans la vallée de la Creuse autour de Crozant (Creuse) et de Gargilesse (Indre), ce qui est désigné (depuis 1864) sous l’appellation « école de Crozant » avec notamment (dans le sillage de Claude Monet) Armand Guillaumin ;
    - le post-impressionnisme avec Léon Detroy (qui se rapproche après 1900 du « fauvisme ») et Fernand Maillaud (peintre de paysages et de scènes rurales et rustiques) ;
    - le développement de la lithographie dans l’illustration de livres avec Isidore Meyer.

Voici un exemple de réponse faite par une des classes participantes :

« Isisdore Meyer, Jules Dupré, Théodore Rousseau, Léon Detroy ne sont pas originaires du Berry. Il n’y a que Fernand Maillaud qui naît dans l’Indre.
Les progrès techniques comme l’arrivée du chemin de fer, la peinture en tube qui permet aux peintres de sortir de leur atelier et de peindre en « plein air » directement « sur le motif », George Sand vantant la beauté de son Berry et les accueillant chez elle à Nohant et Gargilesse, incitent les peintres à venir découvrir l’Indre et la Vallée de la Creuse et, souvent, à s’y installer. Ils découvrent un monde rural paisible, des lieux et des personnes qui les inspirent.
Ils vont créer « des écoles sans maître », comme celles de Crozant (en Creuse ) et de Barbizon (en région parisienne) où ils vont se regrouper car ils ont peint les mêmes paysages, la campagne, les paysans, la vie des paysans, l’eau, les rivières, l’habitat, les fermes, les ponts, un château, un viaduc, l’architecture, les foires, les animaux...
Ces peintres sont aussi souvent les chefs de file de mouvement picturaux comme le fauvisme, l’impressionnisme, le postimpressionnisme... De Grands Maître de la peinture, comme Monet, vont venir peindre dans la vallée de la Creuse .
Les peintres viennent chercher dans l’Indre des émotions nouvelles, libérés des contraintes de l’atelier. Ils y cherchent l’inspiration et découvrent la beauté de l’Indre et de ses paysages.
La vallée des peintres à Crozant, entre Indre et Creuse, qui permet de réaliser « un voyage impressionniste » à travers le sentier des peintres, est aujourd’hui toujours accessible.
Derrière chaque paysage se cache un tableau. »